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 Du bruit dans mes casseroles...

 

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J'ai déménagé

La suite, c'est par  ici ....

http://punkkchocolate.blogspot.com/

Dimanche 9 décembre 2007
Ce matin, lorsque mon radioréveil s’est allumé (oui, je fais sonner mon réveil les dimanches, mais rassurez-vous, il sonne entre 11h30 et midi, c’est comme ça que j’arrive à avoir au moins des demi-journées de week-end…), un flot de nouvelles a inondé notre sommeil bienheureux. Des rencontres intercontinentales, des chamailleries de politique interne, des gens tués et de nouvelles preuves de la bêtise humaine… Et au milieu de tout ce fatras l’annonce que la Bretagne subissait l’assaut de vagues de quinze mètres de hauteur (« la hauteur d’un immEUUUble », a dit la journaliste). Allons bon. Après avoir réussi à m’extirper de la couette tiède et des bras de mon amoureux, j’ai jeté un coup d’œil dehors : pas de vagues à l’horizon, ce qui, quelque part, m’a légèrement frustrée (mon studio est tourné dos à la mer, c’était peut-être pour ça…). Qu’à cela ne tienne, hier déjà on nous annonçait l’apocalypse, et nous avions décidé avec une amie d’aller nous rendre compte par nous-mêmes de l’énormité de la chose au Conquet, ou dans ses parages.
 
C’est ainsi que fraîchement lavés, l’estomac lesté d’un (petit-)déjeuner dominical (et du chocolat du jour du Calendrier de l’Avent, ouiii, je suis une grande gamine, à 21 ans j’ai toujours un Calendrier de l’Avent !!) nous avons pris la route direction Plougonvelin. Tranquillement assise sur le siège du passager, pendant que mon chéri finissait sa nuit à l’arrière et que mon amie se crispait sur le volant pour maintenir le cap de sa voiture, j’ai admiré la danse frénétique des branches d’arbre, et la circulation forcenée des nuages au-dessus de nos têtes. Peut-être bien que cette année j’allais voir une véritable tempête bretonne.
 
Arrivés à la Pointe Saint-Mathieu, nous quittons le refuge de la voiture. A la sortie du parking, un panneau nous avertit :
 
« Sur cette pointe de Finis Terrae, toi aussi visiteur, tu es venu te ressourcer face à la mer d’Iroise immense et parfois redoutable, face aux vents et aux embruns qui t’assaillent. »
 
Et en effet, dès que nous nous rapprochons du bord de la falaise, nous sommes agressés. Le vent hurle, et devant nos pauvres petits yeux à demi fermés par les morsures des embruns et du sel, des vagues se jettent violemment sur les rochers noirs agrippés au bord de la falaise. C’est affreux, je souffre, j’ai mal aux yeux, le fracas des vagues me cogne les tympans, mais je suis heureuse d’assister à ça. Nous sentons nos pieds riper sur le sol caillouteux. Je sors mon appareil photo, je mitraille en espérant que l’objectif ne soit pas endommagé par du sel ou de l’eau, et que les mises au point ne soient pas trop mauvaises. Mes cheveux me fouettent le visage, se poissent de sel et d’humidité. La mer ressemble à une gigantesque jatte de crème fouettée.
Après quelques minutes passées à défier le vent, tout au bord de la falaise, nous revenons prudemment vers le phare et l’église abbatiale du site de la Pointe Saint-Mathieu. A peine plus protégés de la tempête, nous visitons rapidement les ruines de l’abbaye et nous jetons un coup d’œil au puits de l’ancienne place et au jardin des moines. Mon amie est soulevée par une bourrasque brutale, mon chéri et moi avons juste le temps de la rattraper avant qu’elle ne tombe. Il est temps de rentrer, la journée est déjà bien entamée et du travail nous attend.
 
Dans la voiture, je laisse mes pensées s’égarer. Je me sens sonnée, complètement abrutie par le vent. C’était affreux, mais c’était aussi superbe. Décoiffant même, à en croire mon reflet dans le rétroviseur. (Mais quand même, je me sens un peu déçue. Elles étaient où les vagues de quinze mètres de haut ? Tsss, faut pas croire les journalistes.)
 
Pointe-Saint-Mathieu.jpg
L’album photo de ce que nous avons vu est par là :

Pointe Saint-Mathieu

Si vous vous reconnaissez sur certaines de ces photos et que vous souhaitez que je les supprime, n’hésitez pas à m’écrire, le lien est dans la colonne de gauche, en haut. 
(Pointe Saint-Mathieu, Plougonvelin, Finistère.)
 
Et ce n’est pas tout pour aujourd’hui. J’ai une bombe pour vous. Le gâteau d’anniversaire de T. 
Oui, encore un, parce qu’on a fêté ça hier encore (si vous comptez, j’en suis à trois tartelettes orange-choco, plus un gâteau chococafé à la purée, plus ce gâteau-ci. Comment je le gâte, c’est pas possible…)

G--teau-framb-7.jpg
Pas besoin d’être trop bavarde là-dessus, les photos parlent d’elles-mêmes…

G--teau-framb-collage1.jpg
La génoise du gâteau est très très (très !) inspirée de celle du gâteau de Savoie de la gentille Micky, dont j’ai découvert la recette sur le blog de Lakbira
Lakbira avait fait un gâteau à la crème moka qui m’avait complètement bluffée. Pour le gâteau que j’ai fait à mon T., j’ai préféré de la framboise, mais j’ai gardé la génoise !
 
Gâteau d’anniversaire à la crème de framboise
 
G--teau-framb.jpg
Pour un gros gâteau (10-12 personnes) :
 
La génoise :
*     6 œufs
*     190 g de sucre
*     100 g de farine de blé
*     100 g de farine à levure incorporée (farine à gâteaux)
 
La garniture :
*     50 cL de crème fraîche épaisse
*     100 g de sucre
*     1 sachet de fixe-chantilly (au rayon des aides culinaires)
*     200 g de framboises
*     15 cL de coulis de framboise
 
Le décor :
*     50 cL de crème fraîche épaisse
*     100 g de sucre
*     1 sachet de fixe-chantilly
*     5 cuillères à soupe de coulis de framboise
*     100 g d’amandes effilées
*     Quelques framboises
*     Quelques copeaux de chocolat (on peut en faire comme c’est décrit ici)
*     Un peu de sucre glace
 
Préparation de la génoise :
 
Casser les œufs dans un cul-de-poule placé au bain-marie, ajouter le sucre et battre au batteur électrique.
Lorsqu’on atteint les 60°C, retirer du feu et continuer à battre jusqu’à complet refroidissement du mélange.
Incorporer la farine et la farine à gâteaux, en soulevant la masse de pâte du bord vers le centre du récipient, sans mélanger.
Verser dans un moule beurré et fariné, et cuire 20 à 25 minutes à 180°C.
 
Préparation de la garniture :
 
Fouetter la crème fraîche épaisse pendant 1 minute au fouet électrique.
Ajouter alors le sucre et le sachet de fixe-chantilly, puis fouetter à nouveau jusqu’à obtenir une consistance ferme.
Ajouter le coulis de framboise, fouetter jusqu’à obtenir un mélange bien homogène.
Incorporer les framboises entières, mélanger très doucement.
Réserver au frais.
 
Décor du gâteau (crème fouettée) :
 
Fouetter 50 cL de crème fraîche épaisse pendant 1 minute au fouet électrique, ajouter alors le sucre et le sachet de fixe-chantilly.
Fouetter à nouveau jusqu’à obtenir une consistance ferme.
Réserver au frais.
 
 
Montage et décoration du gâteau :
 
Couper la génoise en trois disques de même épaisseur.
Poser le premier disque sur le plat de service, le napper de la moitié de la crème à la framboise.
Poser le second disque par-dessus, et napper du reste de crème à la framboise.
Poser enfin le troisième disque par-dessus.
Napper le dessus et les côtés de crème fouettée.
Couvrir les côtés du gâteau d’amandes effilées.
Décorer le pourtour du gâteau à la poche à douille.
Terminer en parsemant quelques copeaux de chocolat et quelques framboises sur le dessus, et poudrer d’un peu de sucre glace.
Réserver au frais jusqu’au moment de servir.
 
G--teau-framb-4.jpg
La génoise est fabuleuse (à Micky et Lakbira : merci les filles !!!)
Et maintenant soyez honnêtes : est-ce qu’on voit tant que ça que je suis une véritable quiche de la poche à douille ?? Ce truc m’énerve au plus haut point, je n’arrive jamais à m’en servir.
 
Mais c’est beau.
 G--teau-framb-5.jpg

J’avais fait un cœur sur le dessus… (Ne vous moquez pas !)
 
G--teau-framb-6.jpg

J’étais plutôt satisfaite de moi, quand même.
 Une vue de l’intérieur (oui, il a été découpé à la machette…) :
 G--teau-framb-8.jpg
 
Je ne vais pas poster pendant plusieurs jours, vu qu’il faut que je travaille pour mes partiels et tout, je sais que je vais vous manquer.
 
Ah, et parce que ça m’a été réclamé, j’ai mis un nouveau bruit de casseroles dans la colonne de gauche, on passe de MC5 aux Vibrators, et c’est toujours aussi méchant pour les oreilles des non-initiés…

A bientôt!
par Mavielle publié dans : Desserts et petits gâteaux communauté : Cuisine
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Samedi 3 novembre 2007
Attention tout le monde, ceci est probablement le dernier post que je vous écris avant la fin des vacances (à moins que je ne poste l’autre recette aussi, dans un autre post ? Hmm ?, bon, il faut encore que j’y réfléchisse*).
 
Les vacances, donc. Déjà, je trouve que ce pluriel est ridiculement emphatique. Normalement, on se dit en vacances lorsqu’on ne fait rien d’autre que de profiter de son temps libre. Je suppose que tout le monde a eu peur que l’on s’ennuie, parce que j’ai commencé la semaine avec assez de travail à faire pour y passer les huit jours complets. Vous pouvez vous en douter, je termine la semaine avec assez de travail à faire pour bien occuper ma rentrée. Je ne vais pas avoir beaucoup de temps libre jusqu’à… au moins la fin de l’année (aargh), voire après la fin de l’année (aargh, encore), heureusement que j’ai fait le plein de cuisine pendant ces quelques jours parce que je vais reprendre le chemin du RU et des pâtes vite préparées le soir (plaignez-moi, s’il vous plaît).
 
Mais on ne va pas se laisser abattre pour autant…
 

Les Monty Python !, quand l’hiver arrive, ça compense le manque de soleil !
 
Le KiKiVeutJouer Courges&Co d’Anne de Papilles et Pupilles se termine à la fin de ce mois-ci. J’ai déjà joué, cependant je n’avais pas encore tartifié mon potimarron que j’évoquais déjà la venue d’une seconde star, d’une façon subtilissime (« star number two à venir »), d’ailleurs peut-être que cette évocation vous avait échappé, ce qui n’a que très peu d’importance, parce que l’important c’est MOI.
 
Et la star numéro deux eeeest…
(Suspens, suspens…)
 
Potiron-Musqu--e.JPG
…Un bout de potiron Musquée !
Avec lequel j’ai réalisé une recette sucrée et une recette salée.
 
On commence par le sucré, les photos sont beaucoup plus belles.
Je ne suis pas allée chercher la recette très loin, elle était collée sur mon potiron ! 

Potiron-Musqu--e-2.jpg

Evidemment, je n’ai pas tout à fait réalisé la MÊME, mais globalement c’était ça :
 


Biscuits au potiron, miel et amandes
 
Biscuits-au-potiron--miel--amandes-1.JPG
*     250 g de farine
*     125 g de sucre roux
*     100 g de potiron
*     2 cuillères à soupe d’huile
*     1 œuf
*     75 g de beurre
*     1 sachet de levure chimique
*     1 cuillère à café de cannelle en poudre
*     2 cuillères à soupe de miel
*     Des amandes effilées pour décorer
 
Eplucher le potiron et le couper en petits cubes.
Cuire les cubes une dizaine de minutes dans l’huile et les écraser à la fourchette jusqu’à obtenir une purée.
Tamiser la farine et la verser dans un grand saladier.
Y ajouter le sucre roux, l’œuf, le beurre fondu, la levure et la cannelle.
Bien mélanger, y ajouter encore le miel et la purée de potiron et bien mélanger à nouveau.
Déposer des petits tas de pâte sur la plaque du four, y enfoncer quelques amandes effilées pour décorer.
Cuire une trentaine de minutes à 200°C, en surveillant la cuisson.
 
Biscuits-au-potiron--miel--amandes-2.JPG
Miel, amandes, cannelle… « T’es sûre que c’est pas marocain ?, ça ressemble à un truc de chez moi ! », m’a dit mon T. Je n’ai pas pu lui répondre, mais une chose est sûre, ces biscuits rappellent plus le soleil que la froide nuit d’Hallowe’en et ses citrouilles grimaçantes…
 
Biscuits-au-potiron--miel--amandes-3.JPG
* Ok, ça y est je suis décidée. Je vais faire un autre post potironné, et cette fois-ci c’est sûr ce sera le dernier des vacs.
Enfin,  les mini-vacs.
Pffffffff.
« Always look on the bright side of life… » ;o)
par Mavielle publié dans : Desserts et petits gâteaux communauté : Cuisine
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Samedi 20 octobre 2007

Record !, parce que j’ai décidé de la poster en moins de dix minutes (vous avez intérêt à suivre). Donc, voilà toute l'histoire en douze points : 

1. L’
Argentine est troisième de la Coupe du Monde (de rugby, of course), et le mérite bien. 
2. Je veux faire un dessert argentin.
3. Je parcours le Web à toute vitesse. 
4. On me parle de gâteaux (alfajores) fourrés au dulce de leche, c’est-à-dire de la confiture de lait.
5. Je décide de commencer par faire du dulce de leche, et de me cantonner pour ce premier essai à la méthode facile de la boîte de lait concentré sucré (vous allez comprendre ce que je veux dire). On peut apparemment le préparer à la main également, ce qui implique une heure de touillage en continu, donc ça sera pour une autre fois. 
6. Je re-parcours le Web à toute vitesse.
7. Je tombe là-dessus. 
8. Je réfléchis deux secondes, c'est "express" mais je n’ai pas de cocotte, ni de MAP, et ça y est tous mes espoirs de dulce de leche maison sont K.O.
9. Mais en fait non, je suis géniale, je ne désespère pas, je re-re-parcours le Web. 
10. J’atterris ici, chez une adorable péruvienne. Mon but c’est d’avoir du dulce de leche, c’est tout simple à faire d’après elle, il suffit d’une casserole.
11. Ça paraît facile, je me lance, j’aurai mon dulce de leche !! 
12. Voilà voilà !! (ça c’était pour faire le douzième point)

 
Dulce de leche
(méthode de la boîte de lait concentré sucré)
 
Dulce-de-leche--3-.JPG

Pour 400 g de dulce de leche :
 
* 1 boîte de lait concentré sucré de 400 g
(et c’est tout !!)
 
Mettre la boîte fermée dans une casserole.
Remplir la casserole d’eau jusqu’à bien recouvrir la boîte, porter à ébullition et laisser cuire à feu assez fort pendant 2h30 à 3 heures (la boîte n’explosera pas…).
Refroidir la boîte sous un filet d’eau froide, l’ouvrir doucement et récupérer le dulce de leche dans un pot.
 
Dulce-de-leche--1-.JPG
De cette façon, on obtient un dulce de leche épais, on peut y ajouter un tout petit peu de lait pour le rendre plus facile à tartiner. On le déguste sur du pain, des crêpes, ou directement en mettant son doigt dans le pot.
 

Le dulce de leche n’est pas typiquement argentin ! Comme je l’ai dit au-dessus j’ai trouvé l’astuce de la casserole sur le blog de Vivi, une petite péruvienne qui vit en France, et en réalité le dulce de leche, comme le manjar, manjar blanco, arequipe, ou encore la cajeta, sont autant de variations latino-américaines autour de la confiture de lait. On retrouve cette délicieuse confiture dans toute l’Amérique latine, du Mexique au Chili, en passant par le Pérou, l’Argentine, le Venezuela…
 
La suite c’est pour plus tard ! Des alfajores de chocolate, con dulce de leche. Et ça, c’est argentin. Il y a à la fois « chocolat » et « dulce de leche » dans ces mots, donc vous êtes prévenus, il faudra revenir!

EDIT : ça y est, l'alfajor nouveau est arrivé... Des délicieux biscuits au dulce de leche, allez, vite, cliquez sur le lien!
par Mavielle publié dans : Desserts et petits gâteaux communauté : Cuisine
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Vendredi 19 octobre 2007
J’ai eu un coup de foudre instantané pour lui, un sentiment si fort que mon cœur a manqué un battement et que j’ai cru avoir reçu un coup derrière la nuque. Je l’ai regardé, les yeux écarquillés et le souffle court, puis j’ai finalement tendu la main vers lui… vers… ce petit potimarron mignon… (là c’est potimarron qui aurait dû être en gras, mais c’est une stratégie astucieuse pour accrocher les gens qui lisent mon blog trop distraitement.)
 
…Je suis désolée pour tous ceux qui commençaient à penser que le chocolat m’était monté à la tête et que le blog tournait mal. Ceci n’était qu’une entrée en matière (fine et futée, on peut le dire) pour présenter ma recette de participation au KKVJ Courges et Co d’Anne ! Il y a deux semaines je présentais les photos de ma star number one pour ce KKVJ, rebaptisé Potimignon dans la suite de mon commentaire. Commentaire que j’ai effectivement rédigé sous l’emprise d’un délire usuellement latent (un symptôme très commun du Syndrome de l’Etudiant Bien Fatigué), ce que je précise au cas où certains s’interrogeaient à ce propos.
Au fait, c’est « number one » parce que j’ai coupdefoudré (ça ne se dit pas, hein ?) à nouveau la semaine dernière et il y a donc une star number two à venir !
 
Bon, alors à la base je pensais manger Potimignon dans une soupe (hop on cuit, hop on mixe, hop on met de la crème fraîche et hop on mange ça avec une cuillère à soupe, c’est comme ça que je fais les soupes), mais j’ai eu envie de quelque chose de plus rigolo. Je suis quelqu’un d’intrépide, je n’avais jamais goûté de potimarron de ma vie, j’ai lu sur Wikipédia que cette gentille cucurbitacée piriforme (cela signifie « en forme de poire », et ça en plus je le savais avant) a un goût de châtaigne, et je me suis lancée dans une recette sucrée.
Potimignon a donc terminé son existence de Cucurbita dans une tarte (encore une).
Pour le style, j’ai fait une tarte mousseuse ! C’est la recette de toutes les audaces, c’est fou ce que je me permets.
 
Tarte sucrée à la mousse de potimarron
 
Tarte-sucr--e----la-mousse-de-potimarron-1.JPG
*     1 potimarron de 750 g
*     200 g de farine
*     100 g de beurre
*     50 g de poudre de noisette
*     1 cuillère à soupe de sucre en poudre blanc
*     3 œufs
*     120 g de cassonade
*     1 pincée de cannelle
*     2 cuillères à soupe de crème fraîche (facultatif)
 
Préparer la pâte brisée : tamiser la farine, y ajouter la poudre de noisette et le sucre blanc et bien mélanger.
Y incorporer le beurre découpé en petits morceaux, du bout des doigts d’abord puis en pétrissant doucement ensuite (ne pas chercher à écraser les fragments de beurre qui ne se seront pas intégrés complètement à la pâte en fin de pétrissage).
Lorsque la pâte est lisse et homogène, la rouler en boule, la couvrir de film alimentaire transparent et laisser reposer au frais.
 
Préparer le potimarron : le laver soigneusement puis le couper en deux et l’épépiner à l’aide d’une cuillère à soupe.
Découper le potimarron en petits cubes (sans le peler).
Les déposer dans une casserole et recouvrir d’eau salée (juste la quantité d’eau nécessaire pour que les morceaux soient bien couverts, pas plus).
Porter à ébullition puis laisser cuire à feu moyen pendant trente minutes.
Au terme de la cuisson, mixer très finement les morceaux avec l’eau de cuisson.
Ajouter la cassonade, la cannelle et la crème fraîche.
Casser les œufs et séparer le blanc du jaune.
Mélanger les jaunes à la purée de potimarron refroidie, en battant bien.
Monter les blancs en neige avec une pincée de sel.
Incorporer délicatement les blancs en neige à la purée de potimarron, sans les casser.
 
Chemiser un moule à tarte de papier de cuisson.
Garnir le moule de pâte brisée, en l’étendant avec les doigts au fond du moule et sur les côtés.
Piquer la pâte avec une fourchette, décorer le bord en appuyant le dos de la fourchette contre la pâte.
Verser la mousse de potimarron sur la pâte brisée, jusqu’en haut du moule.
Enfourner à 200°C jusqu’à ce que la tarte paraisse bien cuite (compter sur quarante minutes environ, la mousse doit être assez ferme et ne plus couler).
Saupoudrer d’un peu de cassonade, faire caraméliser quelques minutes sous le grill du four.
Servir la tarte immédiatement.
 Tarte-sucr--e----la-mousse-de-potimarron-3.JPG

Tarte-sucr--e----la-mousse-de-potimarron-2.JPG
La tarte est meilleure bien chaude !! Le résultat est plutôt esthétique je trouve (sur mes photos le noir n’est pas du brûlé mais du caramélisé…) C’est un goût plutôt original, le petit parfum de châtaigne de Potimignon est rehaussé par la poudre de noisette dans la pâte brisée et la mousse est parfaitement fondante. 

Tarte-sucr--e----la-mousse-de-potimarron-4.JPG

En revanche, je signale une erreur à ne pas commettre : il vaut mieux ne pas préciser à ceux à qui on veut faire goûter cette tarte pourquoi elle a cette belle couleur jaune-orangé.
 
Tarte-sucr--e----la-mousse-de-potimarron-6.JPG
 « Quoi ?? T’as mis quoi dedans ? Du potiron ?? C’est un légume ça non ?  
_ Non mon chéri, c’est du potimarron, ce n’est pas tout à fait la même chose.
_Le goût est bizarre !
_Tu trouves pas ça bon ?
_Si, mais c’est quand même bizarre. Non, mais t’es sûre que c’est pas un légume?
_Pourquoi mon amour ? Tu aimes ?
_C’est pas mauvais, mais j’ai pas trop l’habitude de manger des légumes comme ça. »

 Tarte-sucr--e----la-mousse-de-potimarron-5.JPG

Et voilà, après une mini-bouchée mon chéri n’a plus voulu y toucher. Je vous rassure tous, MOI j’ai bien aimé, la cuisine en free-style ça paye des fois.
Il a eu une belle fin mon Potimignon…

Tarte-sucr--e----la-mousse-de-potimarron-7.JPG
 
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Dans un tout autre registre, je voudrais féliciter le XV des Pumas argentins, qui ont réalisé un match formidable ce soir (j’ai quand même la prétention de croire que l’un d’entre eux lira peut-être ce petit message sur mon blog). Pour ne pas heurter les sensibilités je ne vais pas trop m’étendre, je conclus juste sur ça : ¡Viva Argentina !, Pumas por siempre !!
par Mavielle publié dans : Desserts et petits gâteaux communauté : Cuisine
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