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J'ai déménagé

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http://punkkchocolate.blogspot.com/

Dimanche 18 novembre 2007
Une fois n’est pas coutume, je vais commencer ce post sans parler de travail, sans parler de manque de temps, sans parler de la bêtise des gens, ni rien de ce genre, non, aujourd’hui je ne me plaindrai pas, j’ai décidé de respirer la joie de vivre.
 
Même si c’est vrai que j’ai des tonnes de boulot, très peu de temps et que… chhhut, non, ça y est je recommence, mais soyez indulgent, ce matin mon innocence a pris un grand coup. J’ai appris que le fait d’être étudiant et de ne rien gagner ne dispensait en aucune façon de payer la taxe d’habitation. Ça y est, je suis vieille, je paye des impôts comme les gens qui sont payés à la fin du mois. Non, c’est même pire que ça, parce qu’en réalité ce sont mes parents qui vont les payer, double charge pour eux, surtout que leur salaire n’augmente pas en parallèle (pas même d’un petit 140 % !). Bref, grandir c’est super. Je suis naïve, je sais.
 
Bon. Je ne vais pas pleurer non plus, à Brest le cinéma fait des places à prix réduit pour les étudiants, et on peut avoir un dessert gratuit au MacDo (sous réserves de conditions, blablabla, de toute façon ce n’est pas pour autant qu’on ira manger là-bas, si on a vraiment le choix).
 
Donc, aujourd’hui, je suis bien. Peut me chaut la turbulence de la vie autour de moi (en fait, je voulais écrire « turbulence » au pluriel, mais le verbe chaloir, un de mes verbes-chéris, n’existe que sous une seule forme conjuguée, en plus de l’infinitif. Par conséquent la phrase peut choquer les esthètes, mais elle est correcte) je fais mon petit bout de chemin tranquillement.
 
Aujourd’hui, à peine avais-je ouvert les yeux que je sautais joyeusement du lit en y laissant mon amoureux endormi, et hop !, direction la salle de bain (bon, il était déjà midi, c’est vrai. La vraie classe, ça aurait été de pouvoir écrire « à peine le soleil levé… », mais la grasse matinée était justifiée, hier soir il y avait une petite soirée d’anniversaire). Je me suis affairée dans tout l’appartement, un sourire tranquille aux lèvres (enfin presque, hein, je ne vais pas essayer de vous faire croire que le ménage me donne des sensations lénifiantes), rangeant et astiquant tout sur mon passage, avant de sortir notre bel autocuiseur tout neuf pour le tajine dominical. Là, j’ai été obligée de commettre une ignominie, parce que je voulais faire un tajine aux pommes de terre et que c’est mon T. qui connaît le grand secret de la recette du tajine aux pommes de terre. Donc, j’ai arraché la couette du lit d’un geste inutilement brutal, j’ai ouvert la fenêtre bien en grand de façon à créer un violent courant d’air, et j’ai susurré à T. qui s’était recroquevillé sur lui-même dans un coin du matelas : « Combien d’oignons mon chéri ? »
Dans les cinq minutes l’Homme était debout… Arrêtez de me regarder comme ça, il n’a pas tant souffert ! Il me restait encore des cartes à jouer, j’aurais pu mettre un peu de musique punk et transbahuter une enceinte près de l’oreiller, lui coller l’oignon susnommé sous le nez, lui poser des glaçons sur les pieds.
 
Tout de même, lisez avec attention la recette qui suit. J’ai (presque) torturé un homme endormi, sans défense, pour pouvoir vous la retranscrire ici.
 
Tajine aux pommes de terre et aux olives noires
 
Pour deux personnes :
 
Tajine-PdT-2.JPG
*     1 gros oignon
*     4 petites tomates
*     350 g de viande de bœuf
*     5 cuillères à soupe d'ail haché
*     5 cuillères à soupe de persil haché
*     5 cuillères à soupe de coriandre haché (ou moulue)
*     Cumin, au goût
*     1 cuillère à soupe de paprika
*     1 cuillère à café de piment pour Harissa
*     4 pommes de terre moyennes
*     Une dizaine d’olives noires
*     Sel, poivre
*     3 cuillères à soupe d’huile d’olive
 
Eplucher et hacher l’oignon.
Le faire revenir dans l’huile, jusqu’à ce qu’il soit bien doré.
Pendant ce temps, éplucher les tomates (la peau s’en va facilement en les plaçant d’abord une minute dans de l’eau bouillante).
Les couper en fines rondelles et les ajouter à l’oignon, laisser cuire une dizaine de minutes. Les tomates doivent fondre en sauce.
Couper la viande en gros morceaux (trois, voire quatre morceaux).
Placer la viande avec l’oignon et les tomates, laisser à feu moyen jusqu’à ce qu’elle soit cuite.
Ajouter environ un demi-litre d’eau, les épices, le sel et le poivre et couvrir.
Laisser mijoter (sur feu doux) à couvert pendant 30-45 minutes.
Peler les pommes de terre, les couper en quartiers et les ajouter avec les olives dans la sauce.
Couvrir à nouveau et laisser cuire sur feu doux pendant 15 minutes.
Evaporer l’eau excédentaire sur feu vif, à découvert, pendant quelques minutes.
Servir de suite, manger avec du pain et en utilisant les trois premiers doigts de la main droite.
 

Et hop là, un deuxième tajine à l’autocuiseur !!
Les olives noires sont ma « special touch », en fait il vaut mieux mettre des olives vertes, au goût moins fort (enfin, moi j’ai aimé comme ça, je transmets juste les doléances de mon T.)
Délicieux, of course. C’est un tajine « de base », on peut y rajouter des légumes, mettre une autre viande… Et ça nourrit bien. Tout l’essentiel !
par Mavielle publié dans : Les plats communauté : Cuisine
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Lundi 12 novembre 2007
Un quoi ?, ha, je vais faire durer le suspens, je vais commencer par le début.
 
Tout a commencé hier, en début d’après-midi, lorsqu’après nous être secoués de notre torpeur grasse-matinale (cet adjectif devrait exister), nous avons décidé, mon chéri et moi, d’aller faire les courses. Etant absente en fin de semaine dernière pour cause de déplacement professionnel (c’est la classe de dire ça, non ? de fait mercredi matin j’ai été arrachée de force de mon lit tout douillet, tout comme onze autres élèves de ma promotion, puis expédiée direction Sud-Finistère ; là-bas on m’a enfermée pendant trois jours dans un hangar froid, rempli de machines bizarres, et j’ai effectué des travaux pratiques industriels pour le compte de mon école), je n’avais pas pu mettre à profit ma fin de semaine pour faire ces courses (cette phrase était abominablement longue, j’espère que vous en êtes venus à bout).
 
Ainsi donc hier matin, la situation était critique. Le réfrigérateur, au ventre habituellement rebondi, grinçait de toutes ses étagères vides à chaque ouverture de la porte. Deux pommes rabougries finissaient de pourrir dans mon panier à fruits. Un paquet de pâtes à demi-entamé aurait encore pu nous assurer un semblant de repas en dernier recours, mais le tout manquait de viande, de légumes frais, de beaux fruits aux couleurs vives. Plutôt fatiguée de mon déplacement professionnel (j’adore cette expression, sérieusement, on dirait que je suis déjà ingénieur, que je porte un tailleur gris souris et des talons aiguilles, et que mon sac à main est en cuir véritable) j’ai envisagé un court instant de me nourrir que de chocolat pendant quelques jours, mais il ne faut pas exagérer, il n’y a pas que le chocolat dans la vie (OUH, comment ai-je pu écrire ça ??).
 
Et donc, j’ai pris mon amoureux sous un bras et des sacs-cabas sous l’autre (chez moi, on dit « poches », et non pas « sacs ». On dit aussi « chocolatines », « et bé », « moinsss », et j’en passe), et nous voilà partis gaillardement vers notre supermarché préféré.
Je vous passe des détails, parce que là je traîne un peu (en même temps je suppose que si vous aviez mieux à faire que de lire mes bêtises vous ne seriez pas ici, donc pas de soupirs impatients s’il vous plaît).
Petit avancée rapide, nous voici à l’entrée de notre supermarché-chéri, mon T. slalome joyeusement entre les produits placés en tête de gondole, moi j’exhume du fond de mon sac la liste succincte des courses à faire (succincte parce que j’achète toujours des trucs qui ne sont pas sur la liste, en plus de ceux qui y sont, le but étant d’en acheter le moins possible) et je fonce vers le fond de l’allée centrale, en repérant déjà les produits de première nécessité estudiantine qui nous font défaut.
 
Au bout de quelques minutes, alors que j’admirais les chocolats de Noël (ce n’est pas ma faute si je suis tombée PAR HASARD dans le coin d’exposition des chocolats de Noël), mon T. m’appelle : « Tu as vu ça ?, t’en penses quoi ? ». L’Homme vient de dénicher un autocuiseur (rappelez-vous, nous sommes étudiants, on fait nos tajines et nos soupes dans une grande casserole, et la cocotte reste pour nous une sorte de Graal intouchable). Prête à lui expliquer gentiment qu’un autocuiseur c’est super, mais que c’est un peu cher pour nous, je me rapproche, mes yeux effleurent l’étiquette du prix, et alors que mon chéri m’interroge de ses beaux yeux bruns (je me lâche aujourd’hui, mais c’est vrai qu’il a des beaux yeux), mes mains sont prises d’un tremblement convulsif et je sens le sang cogner de plus en plus fort dans mes tempes. Il a déniché un AUTOCUISEUR À TRENTE EUROS.
 
Le premier moment de stupeur et d’émerveillement passé, nous ouvrons le carton afin de vérifier qu’il y a bien un autocuiseur dedans, et que ce n’est pas un carton attrape-nigaud lesté ; la bête n’est pas de grande marque, mais après un examen poussé il s’avère qu’elle est un véritable autocuiseur, un vrai de vrai !!!, « made in China », mais apparemment bien solide et digne de confiance.
 
C’est ainsi que, légèrement euphoriques, nous décidâmes d’acheter ce mignon autocuiseur de 7 litres, puisque rien ne s’opposait à ce que nous l’adoptassions (j’en fais peut-être un peu trop, avec mon imparfait du subjonctif).
 
 
Mon T. a fait une lecture soigneuse des indications d’utilisation, des mises en garde de sécurité, et des conseils de dépannage, puis nous nous sommes lancés…

 


La lecture soigneuse...
 
Pour inaugurer notre bel autocuiseur tout neuf, nous avons cuisiné à quatre mains un pur délice, un tajine découvert chez Zaari, du blog Cuisine Sans Frontière (n’hésitez pas à cliquer sur les liens, il y a plein de recettes très appétissantes par là !).
Je retranscris la recette du tajine avec nos modifications.
 
Tajine de bœuf aux pruneaux
 
Tajine-aux-pruneaux-4.JPG
Pour quatre personnes :
 
*     1 kg de viande de bœuf
*     1 gros oignon haché
*     3 gousses d’ail, pour nous : 1 cuillère à soupe d’ail déshydraté
*     4 cuillères à soupe d’huile de table
*     4 cuillères à soupe d’huile d’olive
*     1 cuillère à café de sel
*     1 cuillère à café de gingembre
*     1/2 cuillère à café de curcuma, pour nous : 1 cuillère à café de paprika
*     ½ cuillère à café de poivre
* 1 peu de colorant alimentaire
*     1 pointe de couteau de safran
*     2 bâtonnets de cannelle
*     1 petite botte de persil, pour nous 2 cuillères à soupe de persil congelé
*     1 petite botte de coriandre fraîche
*     300 g de pruneaux non dénoyautés
*     1 cuillère à café de cannelle en poudre
*     3 cuillères à soupe de miel
*     1 cuillère à soupe de graines de sésame grillées
 
Couper la viande en gros morceaux.
Mettre tous les ingrédients dans la cocotte et faire revenir quelques minutes dans l’huile.
Rajouter ensuite environ 1 litre d’eau, puis laisser cuire une trentaine de minutes jusqu’à ce que la sauce épaississe.
Mettre les pruneaux lavés et égouttés dans une grande casserole.
Y rajouter 5 cuillères à soupe de la sauce du bœuf, le miel et la cannelle en poudre.
Laisser caraméliser.
Servir la viande avec sa sauce, entourée des pruneaux.
Décorer d’une cuillère à soupe de graines de sésame grillées (et de demi-œufs durs, ce que l’on n’a pas eu le temps de préparer).
 
Tajine-aux-pruneaux-1.JPG
Nous avons beaucoup aimé, et j’ai même eu le plaisir d’entendre mon T. dire : « C’est comme la cuisine à la maison ». 

Tajine-aux-pruneaux-3.JPG

Le seul petit bémol serait que la sauce était un peu trop liquide, mais là c’est ma faute, je me suis un peu lâchée sur la quantité d’eau ajoutée. Franchement, pour un premier tajine à l’autocuiseur, je suis plutôt fière de nous !!

Tajine-aux-pruneaux-2.JPG
par Mavielle publié dans : Les plats communauté : Cuisine
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Dimanche 4 novembre 2007
Bon.

Le KiKiVeutJouer d’Anne m’a déjà fait cuisiner du potimarron et du potiron Musquée (et non ça ne rigole pas, j'ai pris ces histoires de courges très à coeur moi), et deux recettes sucrées en plus. Après ma recette au potiron il m’est resté un bon kilogramme de cucurbitacée sur les bras. Donc c’est reparti pour une recette au potiron, et cette fois-ci on va quand même faire un peu de salé.

Les photos sont moches, mais peu nous chaut, de toute façon ça ne reste jamais beau très longtemps, dans l’estomac tout se mélange, n’est-ce pas ?  (Ok, je ne vais pas aller plus loin dans cette direction, le but n’est pas de vous dégoûter avant même que vous ayez fini de lire la recette.)
 
 Martine-d--couvre-la-recette-d-aujourd-hui.jpg
 
Martine, ne fais pas cette tête, les photos ne sont pas belles mais le plat est bon…
( Moi aussi je cède à la mode des Martine covers customisées)
(Houlàlà ça y est, j’ai été contaminée par le Grand Chef, maintenant je fais des petits commentaires sous mes photos.)
 
 Je me suis très fortement inspirée d’une recette parue dans un Guide Cuisine au début de l’année.
 
Lasagnes au potiron
 Lasagnes-au-potiron-1.JPG

Pour quatre personnes :
 
*     300 g de viande de bœuf hachée
*     7 feuilles de lasagnes
*     1 kg de chair de potiron
*     4 tomates
*     1 oignon
*     Herbes de Provence
*     20 cL de crème liquide
*     2 cuillères à soupe d’huile d’olive
*     Gruyère râpé
*     50 g de beurre
*     Sel, poivre
 
Cuire la viande hachée dans un peu d’huile.
Peler les tomates et les couper en petits cubes.
Les ajouter à la viande.
Saupoudrer abondamment d’herbes de Provence, saler, poivrer.
Pendant ce temps, faire cuire les feuilles de lasagne dans une grande casserole d’eau bouillante salée.
Egoutter les feuilles de lasagnes et les réserver bien à plat sur un torchon.
Peler et couper le potiron en petits cubes.
Peler et hacher l’oignon, le faire revenir dans un peu d’huile.
Lorsqu’il est bien doré, y ajouter le potiron et laisser cuire à couvert pendant une demi-heure.
Ecraser le potiron à la fourchette.
Incorporer la crème fraîche et le beurre à la purée obtenue, saler et poivrer.
Monter le plat de lasagnes : beurrer un plat rectangulaire, y disposer une feuille de lasagne.
Recouvrir la feuille de purée de potiron, puis de viande de bœuf.
Continuer le montage jusqu’à épuisement de la viande.
Parsemer le dessus d’herbes de Provence et de gruyère râpé.
Enfourner 30 minutes à 200°C.
 
Lasagnes-au-potiron-2.JPG

La photo ne paye pas de mine, ok, c’est vrai. La faute à mon appareil photo (non, ce n’est pas la mienne, évidemment). Mais j’ai bien aimé le plat, j’avais peur que le mélange soit un peu surprenant au goût, mais pas du tout, j’ai trouvé ça pas mal! 

Il m’est resté de la purée de potiron à la fin du montage des lasagnes, elle se mange très bien toute seule. La seule chose peut-être : je pense qu’elle était un peu trop liquide, la prochaine fois je mettrai moins de crème fraîche, ça n'a pas aidé au montage (d'où peut-être l'allure bizarre de mes lasagnes...)
par Mavielle publié dans : Les plats communauté : Cuisine
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Mercredi 10 octobre 2007
Ici dans le Finistère, il arrive que l’on s’ennuie. Bon, il y a la mer d’Iroise, il y a les champs bien verts, le chant des oiseaux et le hennissement des chevaux. MAIS, des fois on s’ennuie quand même (surtout quand on est jeune et fringant. Allez, je commence à me faire des amis là…).
Et s’il nous prend de vouloir un peu d’animation le week-end, il faut aller la chercher au centre de Brest, et bien la chercher (mais bon, je vous aime bretons finistériens, je t’aime jolie mer, et délicieux kouign amann, je t’aime Port de Brest… Ne me postez pas des menaces de mort sur mon blog s’il vous plaît.)
 
TOUTEFOIS, il y a chaque année à Brest un événement à ne pas rater, qui fait affluer les foules en délire sur le parvis de l’Hôtel de Ville, pousser des étals colorés tout le long de la rue Jean-Jaurès (sous lesquels les gens se marchent dessus et s’empoignent gaiement) et fleurir les marchands de kebabs aux quatre coins de Siam. C’est la traditionnelle Foire Saint-Michel, trois jours pendant lesquels les gens étalent des bouts de leur vie à deux euros pièce sur le sol ou sur des tables, et où des arnaqueurs tentent de refiler leur Dior J’Adore coupé à 95% et leurs chenilles sauteuses (oui oui, j’ai vu ça, une chenille en peluche qui sautait dans un verre lorsqu’on lui en donnait l’ordre) aux badauds aux yeux écarquillés et à la bouche béante d’étonnement (j’en rajoute un peu, mais c’est presque ça). En fait j’en profite pour passer un petit appel, si quelqu’un peut m’expliquer pourquoi cette foire a lieu, pourquoi à l’occasion de la Saint-Michel ?, je n’ai pas trouvé d’explication sur le net.
 
Bon, et donc tout ça pour dire qu’il y a quinze jours c’était la Foire Saint-Michel, et que, tous émoustillés à l’idée de claquer notre argent d’étudiants (pas riches) en bonnes affaires (inutiles), nous sommes montés dans un bus bourré à craquer, direction place de la Liberté, Brest, Finistère, Bretagne.
Au terme de notre journée, un constat : pas un sou dépensé pour des bonnes affaires, mais en revanche un nouveau petit livre de cuisine (qui n’était même pas en promotion), et une jolie rose pour moi, parce que je le vaux bien.
Et là, c’est le moment de recentrer mon propos sur le livre de cuisine, puisque c’est de là qu’est extraite la recette qui suit : j’ai nommé « Tajines, épices et saveurs », d’Annie Perrier-Robert (« Et c’est même pas une marocaine ??, dit mon chéri qui regarde par-dessus mon épaule. J’ai pas fait gaffe, si j’avais vu que c’était même pas une marocaine, j’aurais pas acheté le livre. »).
Parce que quand même, le tajine étudiant c’est très sympathique, mais ce qui suit a plus de classe…
 
Tajine aux oignons et aux amandes
Tajine-de-poulet-aux-amandes-2.JPG
Pour deux personnes :
*     350 g d’oignons
*     2 belles cuisses de poulet
*     2 cuillères à soupe d’huile d’olive
*     1 pointe de couteau de safran
*     1 cuillère à café de gingembre moulu
*     1 cuillère à café de cannelle en poudre
*     1 belle pincée de noix de muscade moulue
*     100 g d’amandes émondées
*     4 cuillères à soupe de miel liquide
*     1 cuillère à soupe de sucre en poudre
*     Sel, poivre
 
Peler les oignons et les émincer finement.
Dans une cocotte*, faire revenir la viande dans l’huile d’olive pendant quelques minutes (attention aux projections d’huile !)
Ajouter le safran, le gingembre et la noix de muscade, saler et poivrer.
Bien mélanger et mouiller de 15 cL d’eau tiède.
Laisser cuire à feu doux pendant une quarantaine de minutes.
Faire cuire les oignons émincés dans de l’eau bouillante salée pendant dix minutes, puis les égoutter.
Faire dorer les amandes à la poêle dans un peu d’huile d’olive.
Ajouter les oignons et les amandes dans la cocotte, ainsi que la cannelle et le miel.
Laisser cuire à feu doux pendant vingt minutes.
Ajuster l’assaisonnement et servir dans un plat chaud.
Déguster avec du bon pain, en se servant des trois premiers doigts de la main droite…
 Tajine-de-poulet-aux-amandes-1.JPG
*Oui, là je parle d’une cocotte, le mieux c’est encore un vrai tajine. CEPENDANT, nous nous sommes des étudiants, je le rappelle encore une fois, et (oh sacrilège), nous nous servons d’une bonne vieille casserole (à 70 euros la cocotte, on va attendre notre diplôme d’ingénieurs).
 
La recette initiale est réalisée avec de la viande de mouton, qui doit être encore plus savoureuse que le poulet. CEPENDANT (oui, encore), voir le paragraphe ci-dessus, nous sommes étudiants blabla, donc pour nous c’est tajine au poulet !
Pour ceux que ça tente, 500 g de viande de mouton désossée et coupée en gros cubes devrait faire l’affaire pour deux personnes.
 Tajine-de-poulet-aux-amandes-4.JPG


Et le plus important, conclure sur un verre de
thé à la menthe !!!

Tajine-de-poulet-aux-amandes-3.JPG
par Mavielle publié dans : Les plats communauté : Cuisine
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