…Si si, quitte à se nourrir bien un jour et manger des pâtes pendant six autres (en fait pour moi ce sera un cake salé), peu importe le sacrifice, ou presque.
Bon, j’exagère peut-être un peu là, mais le fait est que ça, je n’en mange pas tous les jours. J’en avais enviiiiie !, et comme la dernière fois que j'ai fait mes courses j’avais vérifié avant de partir le niveau de mes réserves de chocolat, et qu’il me restait des pâtes, du riz, du café (plus de quoi me faire un cake salé), du liquide vaisselle, des cartouches d’encre effaçables, du papier toilette, …, ne m’en voulez pas, je vous fais grâce du gros de la liste, ..., de quoi payer ma lessive et quelques tickets de RU, j’ai considéré que je pourrais survivre avec ça (plus deux poignées de crevettes) jusqu’à la fin du mois, et je suis allée m’en choisir un. Un magret de canard !! Un vrai, venu du Périgord en plus…
Alors voilà, comme hier c’était dimanche, et que la matinée du dimanche c’est la seule de la semaine que je peux organiser comme je veux, je l’ai consacrée à mon magret de canard périgourdin (je n’y ai quand même pas mis quatre heures, le dimanche matin c’est aussi le seul où je fais la grasse mat’)
La sauce s’inspire d’une recette que j’avais copiée dans un bouquin de ma Mam’ (je ne voulais pas gâcher un magret quand même, l’expérimentation casse-cou ce sera pour une autre fois). Et après avoir bien relu le contrat d’assurance habitation de mon appartement, je me suis même carrément lancée dans un petit flambage...
Magret de canard aux pruneaux, flambé au cognac et accompagné de pommes de terres rôties
Pour deux assiettes :
Le magret et sa sauce
* 1 magret de canard gras d’environ 300 g
* 200 g de pruneaux d’Agen dénoyautés
* 1 cuillère à soupe de cognac
* 1 noisette de beurre
* 3 cuillères à soupe de crème fraîche épaisse
* 1 pincée de gingembre
* 1 pincée de piment de Cayenne
* 3 cuillères à soupe d'eau pour la sauce
* Sel, poivre
Les pommes de terre rôties
* 400 g de pommes de terre
* Beurre
* Sel, poivre
Commencer par préparer les pommes de terre : les peler, puis les laver et les essuyer à l’aide d’un essuie-tout.
Faire préchauffer le four à 200°C.
Couper les pommes de terre en quartiers épais et les disposer sur une seule couche dans un plat pouvant passer au four.
Saler, poivrer, puis parsemer de quelques noisettes de beurre sans avoir la main trop lourde.
Enfourner pour 40 minutes à 200°C, les pommes de terre seront cuites au moment de servir le magret.
Enlever la peau du magret, et la découper en lanières assez fines.
Faire chauffer une poêle, et y faire fondre les lanières de peau à feu moyen-doux pendant une dizaine de minutes.
Réserver la graisse de la peau fondue, et les lanières grillées à part.
Retirer éventuellement le gras resté sur la viande.
Cuire la viande dans la graisse de la peau, pendant 4 minutes de chaque côté.
Réserver le magret dans une feuille d’aluminium et jeter la graisse contenue dans la poêle.
Dans la même poêle, faire fondre la noisette de beurre et ajouter les pruneaux.
Laisser sur feu doux pendant une dizaine de minutes, stopper le feu avant que les pruneaux ne se défassent.
Remettre le magret avec les pruneaux, en rajoutant le jus de la viande resté sur l’aluminium.
Faire chauffer la cuillère de cognac à part dans un récipient résistant au feu, faire flamber et verser le tout dans la poêle. Laisser flamber le magret et les pruneaux pendant 3 secondes, couvrir pour éteindre la flamme.
Réserver la viande et les pruneaux.
Déglacer la poêle avec la crème fraîche épaisse, couper la sauce formée avec 3 cuillères à soupe d’eau.
Ajouter le gingembre et le piment de Cayenne, puis saler et poivrer au goût.
Couper le magret en tranches assez fines et les disposer dans chaque assiette avec les pruneaux autour.
Servir couvert de la sauce, décoré des lanières de peau grillées et accompagné des pommes de terre rôties.
Comme je le disais au-dessus, je n’y ai pas mis quatre heures, ni même deux. C’était bouclé en une heure pour un résultat *HMMM!!*
De quoi rester concentré(e) sur son assiette…
A votre tour