Ce matin, lorsque mon radioréveil s’est allumé (oui, je fais sonner mon réveil les dimanches, mais rassurez-vous, il sonne entre
11h30 et midi, c’est comme ça que j’arrive à avoir au moins des demi-journées de week-end…), un flot de nouvelles a inondé notre sommeil bienheureux. Des rencontres intercontinentales, des
chamailleries de politique interne, des gens tués et de nouvelles preuves de la bêtise humaine… Et au milieu de tout ce fatras l’annonce que la Bretagne subissait l’assaut de
vagues de quinze mètres de hauteur (« la
hauteur d’un immEUUUble », a dit la journaliste). Allons bon. Après avoir réussi à m’extirper de la couette tiède et des bras de mon amoureux, j’ai jeté un coup d’œil dehors : pas
de vagues à l’horizon, ce qui, quelque part,
m’a légèrement frustrée (mon studio est tourné dos à la mer, c’était peut-être pour ça…). Qu’à cela ne tienne, hier déjà on nous annonçait l’apocalypse, et nous avions décidé avec une amie
d’aller nous rendre compte par nous-mêmes de l’énormité de la chose au Conquet, ou dans ses parages.
C’est ainsi que fraîchement lavés, l’estomac lesté d’un (petit-)déjeuner dominical (et du chocolat du jour du Calendrier de
l’Avent, ouiii, je suis une grande gamine, à 21 ans j’ai toujours un Calendrier de l’Avent !!) nous avons pris la route direction Plougonvelin. Tranquillement assise sur le siège du
passager, pendant que mon chéri finissait sa nuit à l’arrière et que mon amie se crispait sur le volant pour maintenir le cap de sa voiture, j’ai admiré la danse frénétique des branches d’arbre,
et la circulation forcenée des nuages au-dessus de nos têtes. Peut-être bien que cette année j’allais voir une véritable tempête bretonne.
Arrivés à la Pointe Saint-Mathieu, nous quittons le refuge de la voiture. A la sortie du parking, un panneau nous
avertit :
« Sur cette pointe de Finis Terrae, toi aussi visiteur, tu es venu te ressourcer face à la mer d’Iroise immense et
parfois redoutable, face aux vents et aux embruns qui t’assaillent. »
Et en effet, dès que nous nous rapprochons du bord de la falaise, nous sommes agressés. Le vent hurle, et devant nos pauvres
petits yeux à demi fermés par les morsures des embruns et du sel, des vagues se jettent violemment sur les rochers noirs agrippés au bord de la falaise. C’est affreux, je souffre, j’ai mal aux
yeux, le fracas des vagues me cogne les tympans, mais je suis heureuse d’assister à ça. Nous sentons nos pieds riper sur le sol caillouteux. Je sors mon appareil photo, je mitraille en espérant
que l’objectif ne soit pas endommagé par du sel ou de l’eau, et que les mises au point ne soient pas trop mauvaises. Mes cheveux me fouettent le visage, se poissent de sel et d’humidité. La mer
ressemble à une gigantesque jatte de crème fouettée.
Après quelques minutes passées à défier le vent, tout au bord de la falaise, nous revenons prudemment vers le phare et l’église
abbatiale du site de la Pointe Saint-Mathieu. A peine plus protégés de la tempête, nous visitons rapidement les ruines de l’abbaye et nous jetons un coup d’œil au puits de l’ancienne place et au
jardin des moines. Mon amie est soulevée par une bourrasque brutale, mon chéri et moi avons juste le temps de la rattraper avant qu’elle ne tombe. Il est temps de rentrer, la journée est déjà
bien entamée et du travail nous attend.
Dans la voiture, je laisse mes pensées s’égarer. Je me sens sonnée, complètement abrutie par le vent. C’était affreux, mais
c’était aussi superbe. Décoiffant même, à en croire mon reflet dans le rétroviseur. (Mais quand même, je me sens un peu déçue. Elles étaient où les vagues de quinze mètres de haut ?
Tsss, faut pas croire les journalistes.)
L’album photo de ce que nous avons vu est par là :
Si vous vous reconnaissez sur certaines de ces photos et que vous souhaitez que je les supprime, n’hésitez pas à m’écrire, le lien est dans la colonne de gauche, en
haut.
(Pointe Saint-Mathieu, Plougonvelin, Finistère.)
Pas besoin d’être trop bavarde là-dessus, les photos parlent d’elles-mêmes…

La génoise du gâteau est très très (très !) inspirée de celle du gâteau de Savoie de la gentille Micky, dont j’ai découvert la recette sur
le blog de Lakbira.
Lakbira avait fait un gâteau à la crème
moka qui m’avait complètement bluffée. Pour le gâteau que j’ai fait à mon T., j’ai préféré de la framboise, mais j’ai gardé la génoise !
Gâteau d’anniversaire à la crème de framboise
Pour un gros gâteau (10-12 personnes) :
La génoise :
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6 œufs
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190 g de sucre
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100 g de farine de blé
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100 g de farine à levure incorporée (farine à
gâteaux)
La garniture :
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50 cL de crème fraîche épaisse
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100 g de sucre
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1 sachet de fixe-chantilly (au rayon des aides culinaires)
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200 g de framboises
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15 cL de coulis de framboise
Le décor :
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50 cL de crème fraîche épaisse
*
100 g de sucre
*
1 sachet de fixe-chantilly
*
5 cuillères à soupe de coulis de framboise
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100 g d’amandes effilées
*
Quelques framboises
*
Quelques copeaux de chocolat (on peut en faire comme c’est décrit ici)
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Un peu de sucre glace
Préparation de la génoise :
Casser les œufs dans un cul-de-poule placé au bain-marie, ajouter le sucre et battre au batteur électrique.
Lorsqu’on atteint les 60°C, retirer du feu et continuer à battre jusqu’à complet refroidissement du mélange.
Incorporer la farine et la farine à gâteaux, en soulevant la masse de pâte du bord vers le centre du récipient, sans
mélanger.
Verser dans un moule beurré et fariné, et cuire 20 à 25 minutes à 180°C.
Préparation de la garniture :
Fouetter la crème fraîche épaisse pendant 1 minute au fouet électrique.
Ajouter alors le sucre et le sachet de fixe-chantilly, puis fouetter à nouveau jusqu’à obtenir une consistance
ferme.
Ajouter le coulis de framboise, fouetter jusqu’à obtenir un mélange bien homogène.
Incorporer les framboises entières, mélanger très doucement.
Réserver au frais.
Décor du gâteau (crème fouettée) :
Fouetter 50 cL de crème fraîche épaisse pendant 1 minute au fouet électrique, ajouter alors le sucre et le sachet de
fixe-chantilly.
Fouetter à nouveau jusqu’à obtenir une consistance ferme.
Réserver au frais.
Montage et décoration du gâteau :
Couper la génoise en trois disques de même épaisseur.
Poser le premier disque sur le plat de service, le napper de la moitié de la crème à la framboise.
Poser le second disque par-dessus, et napper du reste de crème à la framboise.
Poser enfin le troisième disque par-dessus.
Napper le dessus et les côtés de crème fouettée.
Couvrir les côtés du gâteau d’amandes effilées.
Décorer le pourtour du gâteau à la poche à douille.
Terminer en parsemant quelques copeaux de chocolat et quelques framboises sur le dessus, et poudrer d’un peu de sucre
glace.
Réserver au frais jusqu’au moment de servir.
La génoise est fabuleuse (à Micky et Lakbira : merci les filles !!!)
Et maintenant soyez honnêtes : est-ce qu’on voit tant que ça que je suis une véritable quiche de la poche à douille ??
Ce truc m’énerve au plus haut point, je n’arrive jamais à m’en servir.
Mais c’est beau.
J’avais fait un cœur sur le dessus… (Ne vous moquez pas !)

J’étais plutôt satisfaite de moi, quand même.
Une vue de l’intérieur (oui, il a été découpé à la machette…) :
Je ne vais pas poster pendant plusieurs jours, vu qu’il faut que je travaille pour mes partiels et tout, je sais que je vais vous
manquer.
Ah, et parce que ça m’a été réclamé, j’ai mis un nouveau bruit de casseroles dans la colonne de gauche, on passe de MC5 aux
Vibrators, et c’est toujours aussi méchant pour les oreilles des non-initiés…
A bientôt!
A votre tour