Hier, nous avons eu un MAGNIFIQUE dimanche.
Oui, c’est ironique. C’était un dimanche de tempête, avec tout ce que cela implique, de la pluie froide, un vent violent, etc. En
plus de cela, une pile de cours à réviser m’attendait sournoisement, embusquée près sur un coin de mon bureau.
Qu’est-ce que vous croyez que j’ai fait, bloquée chez moi, à deux semaines des partiels ?
Ben j’ai mangé. Et je me suis à peine sentie coupable d’oublier le ciel gris et le boulot pendant quelques heures. Ma conscience a
hurlé, quand même : « Nooooon, mais t’es pas sérieuse là ??, et tes études alors ?, tu veux dormir sous les ponts plus tard quoi ?? ».
On va partir du principe que la conscience a des yeux (si je me souviens bien la conscience de Pinocchio a la forme physique d’un
criquet non ?, alors moi aussi j’ai le droit à une conscience dotée d’organes de vision), comme ça je peux enchaîner.
Et donc, moi en réponse j’ai regardé ma conscience droit dans les yeux, je lui ai montré la pluie qui battait la vitre de ma
porte-fenêtre, et je lui ai fait comprendre qu’elle n’avait plus intérêt à me faire la moindre remarque dans le genre, sinon c’est elle qui allait dormir sous les ponts.
Le dimanche c’est le jour du… tajine, (yep, y’en a quelques uns qui suivent, c’est bien), mais vous vous doutez bien que si j’ai
dû faire taire ma conscience, c’est que nous sommes allés bien plus loin ! En effet, ça a été la totale « repas du soleil », salade fraîche, tajine, gâteaux, thé à la menthe et
biscuits divers au miel, et tout ça avec une invitée en plus, donc il a même fallu s’appliquer.
Le but de nos dimanches, c’est d’amortir notre autocuiseur à coup de tajines, seulement cette fois-ci il a fait de la résistance.
Je vous raconterai ça une autre fois, parce que là on en est encore à l’entrée. J’ai trouvé ma salade toute fraîche dans ce petit livre de cuisine :
« Douceurs (et pâtisseries), Carnet de Saveurs * Maroc », Arielle Rosin/Fabien Laze, First
Editions.

Dedans, il y a de la betterave, ce qui tombait bien vu que j’en avais un kilo et demi au frigo. D’ailleurs, il ne m’en reste plus
qu’un kilo maintenant, va peut-être falloir penser à reconstituer les stocks… Non, j’rigole, je ne m’explique pas bien le pourquoi de ce stock, en fait, je suppose qu’il m’est arrivé de penser
que la betterave sous vide était tout autant indispensable à l’étudiant de base que le paquet de coquillettes 1er prix. Puis de toute façon ça se conserve. Et ça fait des jolies taches
rouges partout, quand on ouvre le paquet comme une brute. Maintenant que j’y pense, ça devait être un lot promotionnel. Le genre de chose placée en tête de gondole. On l’attrape d’un geste
machinal, on le pose sur le tapis de caisse, les yeux dans le vague, une légère écume au coin de la bouche, et c’est une fois revenu à la maison qu’on s’interroge : « … Mais d’où sort
ce lot de six cent quarante cure-dents en bois recyclé peints à la main ??? »
Salade de betteraves à l’eau de fleur d’oranger
Pour trois à quatre personnes :
* 500 g de betteraves cuites et pelées
* 2 citrons
* 4 cuillères à soupe d’eau de fleur d’oranger
* 3 cuillères à soupe de vinaigre blanc (vinaigre de vin pour moi)
* 50 g de sucre semoule
Réserver le jus des betteraves et les couper en dés.
Peler soigneusement l’un des citrons jusqu’à ce qu’il ne reste qu’une fine peau blanche autour de la pulpe.
Le couper alors en rondelles, et chaque rondelle en quartier.
Mélanger dans les betteraves et les quartiers de citrons dans le saladier de service.
Saupoudrer de sucre.
Presser le second citron.
Mélanger le vinaigre, l’eau de fleur d’oranger, le jus des betteraves et le jus du second citron, et verser sur la salade de
betteraves.
Remuer doucement, rajouter un peu de sucre au besoin.
Réserver au frais pendant au moins trente minutes.
Je l’ai servi avec une belle pincée de cannelle sur le dessus !! C’est délicieux et très parfumé.
Bon, je ne m’éternise pas. Le boulot m’attend, et là j’ai beau prendre des airs durs, ma conscience me regarde méchamment de
travers…
A votre tour