Voilà, ça y est, c’est le retour des partiels. La pression 24 heures sur 24, le stress, les rivalités intra-classe, et tout le
bataclan…
Ok, j’exagère, comme toujours. Ce n’est plus la classe prépa mais il reste vrai que quelque part, quand même, il faut se mettre à
travailler.
Pour cela, il est essentiel d’avoir un stimulant, quelque chose qui nous garde la tête froide et les yeux grands
ouverts, qui nous laissent tous les sens en alerte, prêts à dégainer ses formules d’Electrotechnique et ses relations hyper pointues de Génie Industriel Alimentaire, à flinguer les vilains
énoncés de partiels à coup de noms de champignons microscopiques et d’informations multiples sur les encéphalopathies spongiformes subaigües transmissibles.
Attention, je ne parle pas du café.
…
J’imagine les jolis points d’interrogation qui se forment au-dessus de vos têtes, bon, quelques indices : c’est un produit
que l’on consomme, et tout à fait licite.
Mwahaha, qui a dit le chocolat ? Si c’était aussi facile je vous aurais balancé la recette vite fait, et puis
voilà !
Je parle du THÉ.
Du thé en bossant le partiel d’électrotechnique…
Oui, cette fameuse infusion de feuilles séchées, que je considérais il y a peu de temps encore comme un jus de chaussette d’une
infâme couleur jaunâtre (voire noirâtre), une sorte d’ersatz pitoyable du café. On avait essayé de m’en faire boire, il y a longtemps. Il m’en était resté un goût d’eau chaude amère plutôt
déplaisant. Le proverbe le dit, « chat échaudé craint l’eau froide », j’avais décidé que le thé n’était pas pour moi.
Et puis un beau jour…
… Un beau jour, mon T. (qui n’était pas encore mon T. d’ailleurs) m’a offert un verre de thé à la menthe. Il était siiii
miiiignon, avec son grand sourire, qu’est-ce que je pouvais y faire ? Il m’a tendu le verre, et je me suis laissée convaincre de le boire.
C’était de l’eau chaude, encore, mais avec du goût, du VRAI goût, et du sucre, et c’était parfumé… Et finalement j’ai découvert
que le thé ce n’est peut-être pas que de l’eau chaude. Je ne vais pas vous raconter qu’à partir de ce moment là, le thé et moi sommes devenus des grands intimes. Il m’a fallu encore un peu de
temps, plein de péripéties, avec dans un petit recoin de ma tête le souvenir de ce premier verre de thé à la menthe et du beau sourire qui allait avec.
Et j’ai même été initiée à la cérémonie du thé. L’eau qui bout, les feuilles en boulettes au fond de la théière, le sucre, le liquide doré que l’on verse de haut, l’écume brillante posée sur
le thé dans les verres… Tout ça je sais faire maintenant, et presque bien en plus, dans mon cas on peut oublier le passage sur l’écume brillante, je manque mon coup une fois sur deux.
Pourtant je verse de haut, voire de très haut, et quand ça tombe bien dans le verre la mousse commence à se former… puis disparaît en quelques secondes. Un peu rageant parce que c’est moins la
classe.
Bon bon bon, donc pour revenir à mes moutons, le thé ça stimule et j’en ai carrément besoin en cette douce période pré-Noël de
partiels. Comme la menthe ça ne pousse pas en hiver, et que, vu notre consommation actuelle de thé, l’achat de bottes de menthe fraîche est insuffisant, nous sommes passés à l’improvisation
totale de thés divers et variés.
Notre thé vedette du moment est hyper-stimulant, et attention mesdames et monsieurs, le voici, en exclusivité rien que pour
vous.
Thé au gingembre
Pour une théière de 75 cL :
*
2 cuillères à café de thé Gunpowder (thé vert nature)
*
8 cuillères à café de sucre en poudre
*
1 bout de gingembre (quantité à adapter au goût de chacun, pour nous cinq rondelles de racine, environ)
*
¾ d’une cuillère à soupe de miel
Faire bouillir de l’eau dans une casserole.
Mettre le thé, le sucre et le gingembre dans la théière.
Y verser l’eau bouillante et poser la théière sur la plaque chauffante.
Rajouter le miel.
Laisser infuser jusqu’à ce que les feuilles de thé soient bien déroulées.
Retirer alors du feu.
Remplir un verre de thé, puis le reverser dans la théière.
Répéter l’opération trois fois.
Verser finalement dans les verres, en tenant la théière de très haut, de façon à créer de l’écume à la surface du
thé.
Ne pas souffler dans son verre s’il est trop chaud, mais transvaser le thé dans un autre verre vide et répéter l’opération
plusieurs fois de suite.

Et bien sûr, avec ça il va falloir des petits gâteaux… Je pense ouvrir un index « Tea Time », avec toutes nos variations sur le thé et des recettes de petits gâteaux pour aller avec,
dès que j’ai le temps (aïe, partiels partiels partiels).
En attendant, buvez du thé. Il n’y a pas d’alcool dedans, mais l’alcool ça ne sert à rien, à part dans le Sauternes qui est le meilleur vin de la Terre et du reste de l’Univers. De toute façon,
certains sont déjà «drogués du thé », pas besoin d’en rajouter…
A votre tour