Dans la vie d’un étudiant, il y a des choses qui comptent et qui nous manquent cruellement dès qu’elles nous font
défaut.
Les cartouches d’encre par exemple, et leur fidèle ami l’effaceur-réécriveur (ou le couple stylo-bic/blanc correcteur, ça marche
pareil).
Il y a les copies simples, les copies doubles, les petits carreaux et les grands, chacun des formats étant bien entendu
irremplaçable par un autre.
Bien sûr, on regarde plus loin que le bout de sa table : il y a les profs qui s’agitent au tableau, qui essayent de déceler
dans nos yeux de veaux endormis la lueur brillante de l’intelligence (surtout le matin).
En passant, une remarque à propos des journées de cours, elles sont franchement mal conçues. Lorsqu’on arrive le matin à 8
heures, on est encore dans le brouillard, il nous faut bien jusqu’à 10 heures pour émerger.
De 10 heures à 11 heures, on commence à s’intéresser à la classe.
De 11 heures à midi, on écoute chanter nos estomacs (et à midi 15, heure à laquelle nous terminons les cours dans notre école,
les premiers morts par privation s’amoncellent au fond de la salle de classe).
En début d’après-midi, de 13h30 à 14h30, c’est la sieste digestive.
En milieu d’après-midi, pendant environ 1 heure, petit regain d’intérêt pour le cours.
Et c’est déjà la fin de la journée, c’est dur la journée d’un étudiant, on en a marre, mince, on est fatigué quand
même.
Maintenant que j’ai bien écrit tout ça noir sur blanc, je suis encore plus choquée par l’ampleur de la tâche qui nous est demandé
chaque jour.
Je fais exprès d’exagérer, ne vous en faites pas, on survit très bien…
En fait, tout ça c’est la routine.
Il y a quand même un énorme oubli, dans tout ce que je viens de raconter.
LE R.U.
Yep, notre restau préféré !
Ici c’est la classe, il est au bord de la mer !! On peut dévorer ses frites en regardant le soleil se refléter en milles
éclats sur les facettes de la mer d’Iroise, quand il y a du soleil (ce qui est de plus en plus rare en ce moment, je n’aime pas l’hiver, et je déteste par-dessus tout l’hiver brestois). Je ne
sais pas s’il y a un seul autre restaurant universitaire en France qui soit aussi près de l’océan.
Cependant, notre R.U. chéri nous a lâché, hier. Grève, tout simplement (du jour au lendemain, comme ça, pas de sevrage
progressif, plus de R.U). Mais nous avions été prévenus à l’avance, ce qui nous a permis de nous organiser un minimum.
Du coup, hier midi on est rentré à la maison en courant, et ça été pâtes à la bolognaise, avec des macaronis tous prêts et une
sauce bolognaise toute prête. Il ne restait plus qu’une demi-heure pour manger avant la reprise des cours (toutes les écoles du campus ne faisant pas la pause midi en même temps, les créneaux
pour manger en « inter-écoles » sont courts), donc ça été un déjeuner plutôt fugace.
Histoire que le repas nous tienne un peu à l’estomac, tout de même, j’avais préparé le dessert la veille : de la mousse
au chocolat, pas de
grande innovation, mais bon la mousse au choco c’est une valeur sûre (j’ai trouvé cette recette dans un « Guide Cuisine » du mois d’avril 2007, ce n’est pas celle que je fais
généralement lorsque j’ai envie d’une mousse mais là il y avait de la cannelle, et ça j’adore.)
Mousse au chocolat et à la cannelle
Pour quatre petits ramequins :
*
½ bâton de cannelle
*
1/10 de litre de crème liquide
*
180 g de chocolat noir (70% pour moi, parce qu’il m’en restait de mon
gâteau d’anniversaire, mais du premier prix ça marche aussi)
*
4 blancs d’œuf
*
20 g de sucre
À préparer la veille.
Mettre la crème et la cannelle dans une casserole et porter à ébullition, puis baisser le feu et laisser infuser quelques
minutes.
Pendant ce temps, faire fondre le chocolat au bain-marie ou au four à micro-ondes.
Retirer le bâton de cannelle de la crème et la verser sur le chocolat, mélanger doucement.
Monter les blancs d’œuf en neige très ferme avec une pincée de sel. Lorsqu’ils commencent à prendre, rajouter le sucre et
continuer à battre jusqu’à ce qu’ils soient bien brillants.
Lorsque le chocolat à la crème est bien refroidi, l’ajouter aux blancs en neige, très délicatement. Mélanger doucement et
soigneusement.
Verser le mélange dans des petits ramequins puis mettre au réfrigérateur jusqu’au lendemain.
Vous remarquerez que cette mousse est bien légère, puisqu’il n’y a pas les jaunes d’œuf (bon, ok, en revanche il y a de la crème,
mais on peut prendre de la crème légère).

Là, vous vous demandez peut-être ce qu’on peut faire des autres jaunes d’œuf restants... ça c’est pour le prochain numéro!

P.S. : Au moment où je vous écris ça, j'ai un masque tout vert à l'argile sur le visage, et mon chéri vient de photographier ma face monstrueuse : "Mais non tu es belle ma chérie, quand j'étais
petit je voulais être le Masque moi aussi!!"
Qui a dit que les hommes ne servent à rien ;o) ;o) ;o) ?

P.S., deuxième du nom : on a survécu sans R.U.!!!!!
EDIT : j'ai encore mis de la musique de sauvages dans le lecteur de la colonne de gauche!
A votre tour