Je dédicace ce post à ma petite Mam’.
Vous avez remarqué comme le temps est laid et terne en ce moment ? C’est l’automne, je n’aime pas ça, les arbres ont de
belles couleurs mais il fait froid, il fait nuit, et d’ici quelques jours ces mêmes arbres laisseront choir sur la terre glacée leurs parures d’or et de feu, dans une tristesse poignante (que de
lyrisme, n’est-ce pas ?).
L’automne est le moment où l’on mange des choses chaudes et réconfortantes, comme du chocolat chaud, bien parfumé de piment et de
cannelle, ou encore du chocolat chaud, bien parfumé de piment et de cannelle, ou même encore du chocolat chaud, bien parfumé de piment et de cannelle.
Je ne suis pas atteinte de sénilité ultra-précoce, j’ai écrit trois fois la même chose pour que vous saisissiez bien la profondeur
de mes propos. D’habitude, c’est comme ça, hiver = truc chaud avec du chocolat, et si vous avez une cheminée c’est vraiment un super bonus, rien de mieux que déguster un bon chocolat chaud devant
une flambée crépitante.
Ça, c’est d’habitude ! Vous devinez qu’il va falloir un élément déclencheur, après ce bel exposé de la situation
initiale.
Un beau matin, au moment de sortir du lit, je me coinçai le pied dans ma couette douillette et je tombai la tête la première sur
le sol, bang.
Ah non, alors que j’étais en train de me laver dans ma douche sans bac (c’est comme une douche, sauf qu’il n’y a pas de bac à
douche sur le sol), je glissai sur une savonnette parfumée à la mangue, et bang.
Non non, je regardais au fond de mon réfrigérateur quand la porte se referma en claquant sur mon cou frêle de jeune fille,
bang.
Ah, mieux encore : mon chéri, voulant toucher l’héritage, me donna une poussée vigoureuse entre les omoplates, alors que nous
descendions un escalier à forte pente, bang.
(Faisant fi du schéma narratif, je me permets de squizzer les péripéties qui découlent normalement de l’élément déclencheur et
j’en arrive au dénouement.)
Je survécus à cette folle aventure, mais reçus néanmoins un fort coup sur la tête, qui fit naître en moi des idées étranges. Boire
du chocolat chaud ?? Et si, une fois l’automne venu, je buvais autre chose… ??
Voilà comment cette année je bois toujours du chocolat, mais avec une grande innovation, je me délecte également d’
autre chose. Cette année, je ne suis plus
vraiment moi-même, je bois de la SOUPE !
La Soupe, cette chose liquide, trompeuse, qui n’a pas la tête d’un légume
mais qui est tout comme, cette chose pleine de fils, de bouts bizarres de légumes, à la vague couleur marronâtre…. Heureusement des fois il y a des gentils croûtons dedans, ça aide à faire passer
le tout.
Mais mais mais…
Mais voilà, je pense (ça me fait mal de vous dire ça, parce que normalement j’ai toujours raison) que je suis partie d’un mauvais
pied avec la Soupe. Je soupçonne un traumatisme remontant à la cantine scolaire. Quoi d’autre pour expliquer ce refus catégorique d’avaler toute soupe qu’il soit (sauf la soupe à la tomate et la
soupe Kn** « Tous Légumes avec une pointe de crème fraîche », et en plus ce n’était pas pour le « Tous Légumes » mais bien pour la « pointe de crème
fraîche »)… ? J’allais même jusqu’à froncer le nez devant la soupe mitonnée par ma jolie Mam’. Ouh.
J’espère bien que vous avez remarqué l’emploi de l’imparfait. Car oui, cette époque est révolue. Non seulement je mange de la
soupe, mais en plus j’en FAIT. Oui, m’sieurs dames, et pas que de la soupe uni-légumée vite-fait au poireau comme celle-ci (clic ! uni-légumée mais délicieuse tout de même), de la vraie soupe « Tous Légumes », faite maison
(faite appartement). Avec la pointe de crème, je ne perds pas le Nord / le Sud-Ouest. Je fais ça sans cocotte, sans marmite, juste avec une casserole, du fait de mon état d’étudiante mal
équipée…
Soupe Pot-au-Feu
* 1 bout de branche de céleri
*
1 navet
* 5 carottes
* 2 pommes de terre
* 1 poireau
* 1 oignon
* 1 cube de bouillon de légumes
* 1 litre + 1/8 de litre d’eau
* 1 branche de thym
* 1 feuille de laurier
* 25 g de beurre
* Sel, poivre
Laver soigneusement les légumes.
Éplucher l’oignon et l’émincer, émincer également le poireau et le céleri.
Faire revenir l’oignon et le poireau dans le beurre, dans une grande casserole.
Éplucher le reste des légumes et les découper en rondelles fines.
Ajouter ces légumes ainsi que le bouquet garni dans la casserole, et couvrir d’un litre d’eau.
Dissoudre le cube de bouillon dans 1/8 de litre d’eau bouillante et l’ajouter aux légumes.
Saler, poivrer, et laisser cuire pendant une trentaine de minutes à couvert.
Une fois la soupe cuite, retirer le bouquet garni et mixer la soupe.
Servir brûlant, avec un filet de crème fraîche.

Conserver quelques jours seulement dans un tupperware bien fermé, au réfrigérateur.
Aaaah !! Vous aussi vous allez manger de la soupe !!!!
A votre tour