Mercredi 10 octobre 2007
Ici dans le Finistère, il arrive que l’on s’ennuie. Bon, il y a la mer d’Iroise, il y a les champs bien verts, le chant des
oiseaux et le hennissement des chevaux. MAIS, des fois on s’ennuie quand même (surtout quand on est jeune et fringant. Allez, je commence à me faire des amis là…).
Et s’il nous prend de vouloir un peu d’animation le week-end, il faut aller la chercher au centre de Brest, et bien la chercher
(mais bon, je vous aime bretons finistériens, je t’aime jolie mer, et délicieux kouign amann, je t’aime Port de Brest… Ne me postez pas des menaces de mort sur mon blog s’il vous
plaît.)
TOUTEFOIS, il y a chaque année à Brest un événement à ne pas rater, qui fait affluer les foules en délire sur le parvis de l’Hôtel
de Ville, pousser des étals colorés tout le long de la rue Jean-Jaurès (sous lesquels les gens se marchent dessus et s’empoignent gaiement) et fleurir les marchands de kebabs aux quatre coins de
Siam. C’est la traditionnelle Foire Saint-Michel, trois jours pendant lesquels les gens étalent des bouts de leur vie à deux euros pièce sur le sol ou sur des tables, et où des arnaqueurs tentent
de refiler leur Dior J’Adore coupé à 95% et leurs chenilles sauteuses (oui oui, j’ai vu ça, une chenille en peluche qui sautait dans un verre lorsqu’on lui en donnait l’ordre) aux badauds aux
yeux écarquillés et à la bouche béante d’étonnement (j’en rajoute un peu, mais c’est presque ça). En fait j’en profite pour passer un petit appel, si quelqu’un peut m’expliquer pourquoi cette
foire a lieu, pourquoi à l’occasion de la Saint-Michel ?, je n’ai pas trouvé d’explication sur le net.
Bon, et donc tout ça pour dire qu’il y a quinze jours c’était la Foire Saint-Michel, et que, tous émoustillés à l’idée de claquer
notre argent d’étudiants (pas riches) en bonnes affaires (inutiles), nous sommes montés dans un bus bourré à craquer, direction place de la Liberté, Brest, Finistère, Bretagne.
Au terme de notre journée, un constat : pas un sou dépensé pour des bonnes affaires, mais en revanche un nouveau petit livre
de cuisine (qui n’était même pas en promotion), et une jolie rose pour moi, parce que je le vaux bien.
Et là, c’est le moment de recentrer mon propos sur le livre de cuisine, puisque c’est de là qu’est extraite la recette qui
suit : j’ai nommé « Tajines, épices et saveurs », d’Annie Perrier-Robert (« Et c’est même pas une
marocaine ??, dit mon chéri qui regarde par-dessus mon épaule. J’ai pas fait gaffe, si j’avais vu que c’était même pas une marocaine, j’aurais pas acheté
le livre. »).
Parce que quand même, le tajine étudiant c’est très
sympathique, mais ce qui suit a plus de classe…
Tajine aux oignons et aux amandes
Pour deux personnes :
* 350 g d’oignons
* 2 belles cuisses de poulet
* 2 cuillères à soupe d’huile d’olive
* 1 pointe de couteau de safran
* 1 cuillère à café de gingembre moulu
* 1 cuillère à café de cannelle en poudre
* 1 belle pincée de noix de muscade moulue
* 100 g d’amandes émondées
* 4 cuillères à soupe de miel liquide
* 1 cuillère à soupe de sucre en poudre
* Sel, poivre
Peler les oignons et les émincer finement.
Dans une cocotte*, faire revenir la viande dans l’huile d’olive pendant quelques minutes (attention aux projections
d’huile !)
Ajouter le safran, le gingembre et la noix de muscade, saler et poivrer.
Bien mélanger et mouiller de 15 cL d’eau tiède.
Laisser cuire à feu doux pendant une quarantaine de minutes.
Faire cuire les oignons émincés dans de l’eau bouillante salée pendant dix minutes, puis les égoutter.
Faire dorer les amandes à la poêle dans un peu d’huile d’olive.
Ajouter les oignons et les amandes dans la cocotte, ainsi que la cannelle et le miel.
Laisser cuire à feu doux pendant vingt minutes.
Ajuster l’assaisonnement et servir dans un plat chaud.
Déguster avec du bon pain, en se servant des trois premiers doigts de la main droite…
*Oui, là je parle d’une cocotte, le mieux c’est encore un vrai tajine. CEPENDANT, nous nous sommes des étudiants, je le rappelle
encore une fois, et (oh sacrilège), nous nous servons d’une bonne vieille casserole (à 70 euros la cocotte, on va attendre notre diplôme d’ingénieurs).
La recette initiale est réalisée avec de la viande de mouton, qui doit être encore plus savoureuse que le poulet. CEPENDANT (oui,
encore), voir le paragraphe ci-dessus, nous sommes étudiants blabla, donc pour nous c’est tajine au poulet !
Pour ceux que ça tente, 500 g de viande de mouton désossée et coupée en gros cubes devrait faire l’affaire pour deux
personnes.
Et le plus important, conclure sur un verre de thé à la menthe !!!
par Mavielle
publié dans :
Les plats
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Cuisine
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